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Comment gérer l'échec scolaire et encourager la persévérance

  • Photo du rédacteur: Mélody Aknine
    Mélody Aknine
  • 10 févr.
  • 5 min de lecture

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L’échec scolaire est une source d’inquiétude pour de nombreux parents. Voir son enfant rencontrer des difficultés à l’école, perdre confiance en lui et se décourager peut être éprouvant. Pourtant, l’échec fait partie intégrante du processus d’apprentissage. C’est à travers lui que l’enfant développe sa résilience et sa capacité à rebondir.

Mais comment l’accompagner sans le stigmatiser ni lui mettre trop de pression ? Comment transformer un échec en une opportunité d’apprentissage ? Cet article vous donnera des clés pour mieux comprendre l’impact des échecs scolaires et pour encourager la persévérance de votre enfant de manière bienveillante et efficace.


Pourquoi l’échec scolaire peut être un frein à l’estime de soi et à la motivation ?


L’échec scolaire ne se limite pas à de mauvaises notes. Il peut toucher plusieurs aspects de la vie de l’enfant : son estime de soi, sa motivation, ses relations avec ses camarades et son rapport au travail. Selon Albert Bandura et sa théorie de l’auto-efficacité (1986), un enfant qui perçoit ses échecs comme des preuves de son incompétence risque de développer une croyance limitante sur ses capacités.


Plusieurs facteurs peuvent contribuer à un échec scolaire :

  • Un trouble des apprentissages (dyslexie, dyscalculie, TDAH, etc.), rendant les tâches scolaires plus complexes.

  • Un manque de méthodologie : certains enfants n’ont pas encore acquis de bonnes stratégies d’organisation et de révision.

  • Une pression excessive qui peut provoquer un blocage émotionnel, notamment chez les enfants perfectionnistes.

  • Un manque d’intérêt ou de motivation, lié à des difficultés de concentration ou à une pédagogie qui ne correspond pas à leur mode d’apprentissage.


Un enfant qui accumule les échecs peut rapidement entrer dans un cercle vicieux : perte de motivation, découragement, évitement des devoirs, ce qui conduit à de nouveaux échecs. Pour éviter cela, il est essentiel d’adopter une approche bienveillante et structurée.


Conseils pratiques et solutions


1. Dédramatiser l’échec et changer le regard qu’on lui porte


L’échec n’est pas une fatalité, mais une étape normale de l’apprentissage. Comme l’a montré Carol Dweck dans sa théorie du growth mindset (mentalité de développement), la manière dont nous percevons nos erreurs influence directement notre capacité à progresser.


Aidez votre enfant à voir l’échec comme une opportunité d’apprendre. Au lieu de dire "Tu as raté ton contrôle.", dites "Qu’est-ce que tu pourrais faire différemment la prochaine fois ?".

Partagez vos propres expériences d’échec et comment vous avez surmonté ces difficultés. Un enfant qui comprend que l’échec fait partie du parcours de tous aura moins peur d’essayer à nouveau.

Valorisez les efforts plutôt que le résultat : "Je suis fier de toi, tu as travaillé dur pour ce devoir."


2. Comprendre l’origine des difficultés


Plutôt que de se focaliser uniquement sur les notes, il est important d’identifier les causes sous-jacentes des difficultés scolaires.

  • Observez les signaux d’alerte : est-ce un problème d’attention, de compréhension, d’organisation ou de motivation ?

  • Discutez avec l’enseignant pour mieux comprendre les attentes et les défis rencontrés par votre enfant en classe.

  • Si vous suspectez un trouble des apprentissages, consultez un professionnel (neuropsychologue, orthophoniste) pour poser un diagnostic et adapter les stratégies d’accompagnement.


3. Aider son enfant à développer des stratégies d’apprentissage efficaces


L’apprentissage ne repose pas uniquement sur la mémorisation. Chaque enfant a son propre style d’apprentissage, et l’aider à trouver la méthode qui lui correspond peut faire une grande différence.

  • Encouragez des techniques variées : cartes mentales, répétition espacée, quiz, reformulation des leçons à voix haute…

  • Proposez des pauses régulières pour éviter la surcharge cognitive. Selon la technique Pomodoro, des sessions de 25 minutes de concentration suivies d’une courte pause optimisent l’apprentissage.

  • Aidez-le à organiser son travail : utilisez un planning visuel, segmentez les devoirs en petites étapes pour les rendre plus accessibles.


4. Valoriser les réussites, même petites


Un enfant en difficulté scolaire a souvent l’impression de ne jamais être à la hauteur. Pour lui redonner confiance, il est essentiel de souligner ses progrès.

  • Célébrez chaque avancée, même minime : "Aujourd’hui, tu as fait ton exercice sans te décourager, bravo !"

  • Créez un carnet des réussites où votre enfant pourra noter ses petites victoires. Cela l’aidera à visualiser ses progrès sur le long terme.

  • Favorisez les activités où il se sent compétent (sport, musique, dessin…) afin qu’il ne définisse pas sa valeur uniquement à travers l’école.


5. Encourager la persévérance avec des modèles inspirants


La persévérance se développe lorsqu’on comprend que la réussite vient avec l’effort et le temps. De nombreux personnages célèbres ont échoué avant de réussir : Thomas Edison a raté des milliers d’expériences avant d’inventer l’ampoule, et J.K. Rowling a essuyé plusieurs refus avant de publier Harry Potter.

  • Lisez ensemble des histoires inspirantes de persévérance.

  • Regardez des vidéos ou écoutez des podcasts sur des personnes qui ont surmonté des obstacles.

  • Encouragez votre enfant à se fixer des objectifs réalistes et à suivre ses progrès.


6. Maintenir un climat bienveillant et éviter la pression excessive


Un enfant qui ressent trop de pression peut développer une anxiété de performance qui le bloque davantage. Il est donc important de :

  • Éviter de comparer ses résultats à ceux de ses camarades ou frères et sœurs.

  • Remettre en perspective l’importance des notes : elles ne définissent pas la valeur d’un enfant.

  • Favoriser un équilibre entre école, loisirs et détente pour préserver son bien-être émotionnel.


Conseils pour les adolescents


Si tu lis cet article et que tu te sens découragé par l’école, voici quelques conseils pour t’aider à rebondir :

  • Ne te définis pas par tes notes : Un échec aujourd’hui ne signifie pas que tu n’y arriveras jamais.

  • Essaie différentes méthodes de travail : Peut-être que lire et relire ton cours ne fonctionne pas, mais faire des fiches ou t’expliquer la leçon à haute voix peut t’aider.

  • Parle à un adulte de confiance : Un parent, un enseignant ou un psychologue peut t’aider à trouver des solutions adaptées à tes besoins.

  • Fixe-toi des petits objectifs : Plutôt que de viser un 20/20 immédiatement, essaie d’améliorer ton organisation ou de mieux comprendre un chapitre spécifique.

Tu as du potentiel, même si tu n’en as pas toujours conscience. Le plus important, c’est d’avancer à ton rythme et de ne pas abandonner.


L’échec scolaire, bien que difficile à vivre, peut être un puissant moteur de progression si l’enfant apprend à le voir comme une opportunité d’amélioration. En adoptant une approche bienveillante, en valorisant les efforts et en aidant l’enfant à trouver ses propres stratégies, il est possible de lui redonner confiance et goût à l’apprentissage.

L’important est de lui montrer que l’échec ne définit pas sa valeur et qu’avec de la patience et de la persévérance, il peut surmonter ses difficultés et s’épanouir pleinement.


Ressources pour aller plus loin

Livres

  • Dweck, C. S. (2006). Mindset: The New Psychology of Success.

  • Bandura, A. (1997). Self-Efficacy: The Exercise of Control.

  • Faber, A., & Mazlish, E. (2001). Parler pour que les enfants apprennent à l’école et à la maison.

Podcasts

  • "Les clés de la motivation scolaire", avec des conseils d’enseignants et psychologues.

  • "Apprendre autrement", sur les méthodes d’apprentissage efficaces.

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